Imprévisions météorologiques
Florent Veilleux, 1941-
1996
Montréal, Québec, Canada
Oeuvre lumino-cinétique, matériaux mixtes
Collection de l'artiste
Photo : Prêt de la Société des arts indisciplinés
Charmant, ce robot : il a une âme ! Cette sculpture aux traits humains est l'oeuvre d'un artiste populaire qui s'amuse à créer des installations animées à partir des rebuts de la société industrielle et informatique. Est-ce le coeur humain qui transforme la perfection de la machine en imperfection ?

Sculpture
Rosario Gauthier
XXe siècle
Québec, Canada
Bois peint et fibres
Collection du Musée de la
civilisation, Québec, Canada
1988-4140

Sculpture
Rosario Gauthier
XXe siècle
Québec, Canada
Bois peint
Collection du Musée de la
civilisation, Québec, Canada
1988-4318
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Voici les vignettes des objets et les textes intégraux de cette alcôve. Vous pouvez les imprimer.
Nous sommes imparfaits. Nu, je fais pitié au regard de la nature. Mais je rêve, j'imagine, je me fabrique un monde où je suis tout, où je peux tout. Je vole, je me métamorphose, je me glisse, je suis invisible, rapide comme l'éclair, parfait en tout. La machine avait multiplié notre force, elle avait augmenté notre précision, vaincu notre fatigue. Nous eûmes l'air des machines. Maintenant que nous sommes forts, nous nous attaquons au chapitre de notre intelligence. Nous nous projetons dans l'intelligence artificielle. L'image se déforme plus encore, elle devient un écran universel. Tout pour ne pas être soi. Nous sommes nus, aussi nus que jamais devant un imaginaire virtuel. Mon rêve est dans l'écran, mon pouvoir est dans l'instrument. Je délègue ma magie.
Le métissage homme-machine
Depuis toujours, l'être humain a cherché à surpasser ses limites biologiques en se projetant dans des créatures surhumaines artificielles. Parmi ces êtres fantasmés, il y a l'homme-machine.
Selon les époques, les « robots » relevaient de la mécanique, de lautomatique, de la robotique. À lère de linformatique, les « avatars », la plus récente génération d'automates, sont des êtres digitalisés qui peuplent les ordinateurs et surtout les " entre-mondes " d'Internet.
À l'origine, « avatar » désignait des êtres réincarnés. Aujourdhui, ce mot évoque l'artefact humain transformé, le corps réel étant remplacé par des images digitales et l'intelligence artificielle. Dans Internet, chacun de nous peut se projeter dans ces créatures artificielles et adopter des identités multiples pour dépasser ses limites.
Pour l'instant, les créatures humanoïdes dépendent de maîtres en chair et en os. Seule la science-fiction, notre imaginaire, rend possible le métissage de l'homme et de la machine, et projette le risque dobtenir des machines autonomes et indépendantes, voire incontrôlables. |