Nous
sommes imparfaits. Nu, je fais pitié au regard de la nature.
Mais je rêve, j'imagine, je me fabrique un monde où
je suis tout, où je peux tout. Je vole, je me métamorphose,
je me glisse, je suis invisible, rapide comme l'éclair, parfait
en tout. La machine avait multiplié notre force, elle avait
augmenté notre précision, vaincu notre fatigue. Nous
eûmes l'air des machines. Maintenant que nous sommes forts,
nous nous attaquons au chapitre de notre intelligence. Nous nous
projetons dans l'intelligence artificielle. L'image se déforme
plus encore, elle devient un écran universel. Tout pour ne
pas être soi. Nous sommes nus, aussi nus que jamais devant
un imaginaire virtuel. Mon rêve est dans l'écran, mon
pouvoir est dans l'instrument. Je délègue ma magie.
ENTREZ!