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La non-acceptation de la mort en tant que fin apparaît clairement dans les rites funéraires, particulièrement s'ils concernent un vieillard. Puisque celui-ci a pleinement rempli son existence terrestre, il mérite de « monter » au stade supérieur. Il est arrivé au terme de ce qu'on appelle hasina, la sagesse ou la sainteté que toute personne acquiert avec l'âge. Ainsi, au décès d'un homme très âgé, il n'y a pas lieu de pleurer (comme on le fait quelque temps pour un jeune homme). Au contraire, c'est une occasion de réjouissance : pendant des jours et parfois des mois, selon la région, on danse, on rit, on boit de l'alcool, on mange la viande des zébus qui appartenaient au défunt et qu'on a abattus pour la circonstance. On parle au mort, on lui adresse des plaisanteries à connotation sexuelle. Puis le corps, soigneusement enveloppé ou déposé dans un cercueil fait d'un bois spécial, est transporté dans le tombeau familial parmi les siens.



Partout à Madagascar,
les monuments funéraires sont
respectés plus que les maisons.

 
Avant 1870, la pierre servait exclusivement à la construction des tombeaux, tandis que les maisons étaient en matière végétale.
 
Les tombeaux, d'une architecture très variée, présentent souvent des ornements symboliques (figurines, statues, bucranes). Les aloalo sont caractéristiques du style funéraire du Sud-Ouest. Associés à des bucranes de zébus tués pour les veillées mortuaires et pendant l'enterrement, ils prennent place sur les tombeaux. Leur nombre est fonction de la richesse du défunt.

 
Dans plusieurs régions, les défunts reposent dans des cercueil-tombeaux sacrés, dans des abris sous roche.

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