textes et vignettes

Les Pierres Levées, (VATOLAHY), sont érigées dans tout Madagascar : groupées, isolées ou sur un tombeau. Elles sont de différentes tailles et parfois sculptées, selon l'importance du défunt.




Les esprits des défunts ne sont pas morts. Libérés du monde matériel, ils voyagent dans l'espace. Mais ils ont le devoir de rendre visite aux vivants et de les bénir. Chez les Sakalavas, groupe ethnique de l'Ouest de Madagascar, l'oiseau Mijoa représente ce passage entre les morts et les vivants. Le couple de Mijoa (ibis), seuls oiseaux qui s'accouplent comme des humains (face à face), symbolise la continuité de la vie. Un homme qui est mort ne viendra pas troubler sa femme, tous deux se trouvant désormais à l'exacte symétrie de deux mondes définitivement opposés.



En bois ou en pierre, parfois décorées, l'aspect des statues funéraires varie suivant les régions et l'environnement naturel. Dans l'Ouest et le Sud-Ouest, les tombeaux portent des figurines humaines symbolisant la continuité de la vie par la procréation.
  Voici les vignettes des objets et les textes intégraux de cette alcôve. Vous pouvez les imprimer.

Dans les croyances traditionnelles malgaches, le monde des ancêtres fait partie de ce qu'on appelle la « vie ». Ainsi, la vie comprend quatre étapes distinctes, chacune ayant une importance et un rôle déterminés. Les ancêtres sont parvenus à la quatrième et dernière étape. Comme tous les autres « vivants », ils ont un devoir spécifique à accomplir : celui de donner la bénédiction à leurs enfants. La mort ne signifie donc pas la fin de l'existence, ni la disparition définitive d'une personne. Ce n'est qu'une porte ou un passage vers le monde invisible.

Aujourd'hui, au seuil du 21e siècle, avec les changements sociaux, l'émergence de nouvelles religions et la mondialisation dans tous les domaines, le culte des ancêtres régresse, surtout dans les villes. Mais la crainte ou le « respect » des ancêtres demeure une valeur culturelle de la société malgache. La pratique toujours courante de diverses coutumes ancestrales (circoncision, funérailles, etc.) est là pour en témoigner, de même que le soin qu'on apporte à l'art funéraire.

 



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