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Dans les villes, la nature
est admise comme une exception : parcs urbains, bois démembrés
par les routes, arbres le long des avenues, parterres des ronds-points.
À côté de cette nature officielle, encadrée,
la nature clandestine : les plantes rudérales s'emparent
du trottoir, d'un terrain vague, d'une ruine. Plus enfermée
encore, la nature privée : le bonsaï d'intérieur
ou les pots de fleurs sur les balcons. La « nature »
est un « ailleurs » aseptisé dont le
citoyen doit comprendre la valeur.
Le paysage, l'espace naturel, est essentiel à la survie des concentrations humaines.
De son entretien, de sa sauvegarde dépendent leur bien-être, leur équilibre. La gestion des territoires de forêt et de campagne autour des villes est nécessaire. Celle de l'espace où il pleut également. Maintenir une couverture végétale évite un ruissellement trop rapide, permettant à l'eau d'alimenter des sources vives.
Les pouvoirs publics ont décidé de délimiter des territoires territoires de préservation des espaces naturels. S'il est nécessaire de lutter contre la dérogation, il faut aussi combattre le piétinement d'un site par des millions de touristes. Pour redonner sa part à la nature, commencer à la respecter, il faut d'abord apprendre à la connaître.
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