
Gustav Theodor Fritsch
(1838-1927) Das Haupthaar und seine Bildungsstaette bei den Rassen des Menschen (La chevelure et l'emplacement de son implantation dans les races humaines), Berlin 1912, panneau XV : « Chinois, Javanais, Japonais, Australien » Dresde, Sächsische Landesbibliothek? Staats- und Universitätsbibliothek

Les races humaines représentées par cinq têtes caractéristiques. Environ 1920 (?)Panneau en carton utilisé comme outil pédagogique dans les écoles; carton, bois. Dortmund, Westfälisches Schulmuseum
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Voici les vignettes des objets et les textes intégraux de cette alcôve. Vous pouvez les imprimer.
« Les gens d'ici ne connaissent pas les étrangers, mais ils reconnaissent un étranger au premier coup d'oeil. »
(Karl Valentin)
Les typologies nous aident à mettre de l'ordre dans le monde et à y trouver notre place. Elles nous permettent de différencier facilement ce qui est nôtre de ce qui est étranger; elles contribuent ainsi au développement de notre identité individuelle et collective. Toutefois, les typologies peuvent devenir des principes d'ordre inflexibles qui nous empêchent de regarder les choses d'une autre façon.
Les scientifiques ont souvent tenté de systématiser les êtres humains en faisant des comparaisons. Ainsi, depuis la fin du XVIIIe siècle, on a surtout employé des caractéristiques mesurables, externes, comme la couleur de la peau, les cheveux ou la forme du crâne. Aujourd'hui, nous avons de sérieux doutes sur le bien-fondé de telles classifications. Cette typologie est particulièrement discutable parce qu'elle a été, et elle est encore, souvent associée à l'idée que l'on peut tirer des conclusions sur les valeurs morales et sociales à partir d'un examen des caractéristiques physiques.
Les représentations des « types raciaux » sont encore souvent utilisées, même aujourd'hui. Les encyclopédies qui vulgarisent les découvertes scientifiques, les manuels scolaires et les livres pour enfants, les jeux, ainsi que les secteurs de la publicité ou des loisirs continuent à remplir nos esprits d'images stéréotypées des étrangers.
Les scientifiques ont essayé de déterminer les différences en comparant la forme et la structure de la chevelure, pour illustrer leur théorie de la race. Les différences externes chez les êtres humains étaient examinées jusqu'à leurs structures microscopiques. II était impossible de vérifier ces analyses à l'oeil nu, si bien que les profanes en étaient réduits à accepter les résultats de la recherche. |