
Dennis Kardon Nez juifs
1993-1995, huile sur argile synthétique New York, avec la permission de Dennis Kardon
« On m'a souvent demandé si les Juifs avaient oui ou non un nez « sémite ». Après 54 ans d'expérience, je peux seulement répondre que tous les Juifs que j'ai connus avaient un nez! »

Impuls@TBWA/Alberto Venzago Lea Cohen
« Tout va bien. Tant qu'on ne sait pas que je suis Juive. » (Lea Cohen, 45 ans, photographe) Berne, 1997, Campagne de la Confédération Suisse contre le racisme Berne, Commission confédérale contre le racisme
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Voici les vignettes des objets et les textes intégraux de cette alcôve. Vous pouvez les imprimer.
Les Juifs ne sont pas facilement identifiables par leurs caractéristiques physiques. Pourtant, les Occidentaux ont fait des efforts sans précédent pour en faire une minorité visible. Comme les vêtements et les signes distinctifs qui permettaient d'identifier un Juif pouvaient s'ôter, les anthropologues et les médias populaires du XIXe siècle ont choisi certaines caractéristiques physiques et les ont présentées comme « typiquement » juives afin de faire croire que les Juifs pouvaient être identifiés par leurs différences physiques.
Le « nez perfide »
Un grand nez crochu a particulièrement stigmatisé les Juifs. Cette construction de l'esprit a eu un effet aussi dans les cercles juifs : l'opération chirurgicale du nez a une longue tradition. Et pourtant, les études anthropologiques de Maurice Fishberg avaient déjà prouvé vers 1900 que le nez « sémite » n'est pas particulièrement « juif ». Fishberg avait découvert que 30 % de la population non juive de la région alpine en Allemagne avait ce type de nez.
C'est nous qui faisons des autres des étrangers. Cela devient particulièrement clair quand nous ne parvenons pas immédiatement à identifier l'autre comme différent. Savoir seulement qu'il y a là une autre religion, une autre langue ou un autre milieu fait naître des clichés dans notre esprit et change notre comportement.
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