textes et vignettes


Josef Fenneker Carme
1918, affiche pour le film d'Ernst Lubitsch Berlin, Deutsches Historisches Museum Séquence audio : Kathleen Haaversen, « La Habanera » de Carmen





Enquêtes raciales à l'Unité de recherche sur l'hygiène raciale du Bureau de santé publique du Reich à Berlin Employé tenant une table de couleurs d'yeux à côté d'un Gitan, 1940-1942 Berlin, Bundesarchiv, Aussenstelle Berlin-Zehlendor
  Voici les vignettes des objets et les textes intégraux de cette alcôve. Vous pouvez les imprimer.

 Depuis longtemps, le style de vie et la culture des Gitans sont comme l'antithèse du modèle bourgeois. Les Gitans font naître en nous des fantasmes de désir et de crainte qui se cristallisent dans des lieux symboliques.

La scène
D'innombrables désirs bourgeois sont projetés sur la scène. Le Gitan passe pour un esprit libre sans domicile fixe, un violoniste sentimental; la Gitane, pour une belle femme fière avec des cheveux noirs et une robe rouge. Depuis le début du XIXe siècle, ces personnages personnifient nos propres rêves romantiques et nos désirs d'évasion.

La rue
Les Gitans sont arrivés en Europe avec la Grande Migration à la fin du Moyen Âge. Les nombreux interdits portant sur la fixation d'un domicile les a obligés à adopter des « professions nomades ». Ils sont devenus des réparateurs de casseroles, des vendeurs de chevaux et des diseurs de bonne aventure pour pouvoir gagner leur vie. Les citoyens établis pensaient que les Gitans habitaient dans la rue, lieu de toutes les libertés, mais aussi de vie vagabonde déréglée.

Le pilori
Au XVe siècle, les Gitans ont été déclarés hors-la-loi. Ils pouvaient être persécutés impunément. Les citoyens croyaient que ces gens basanés, avec leurs transactions malhonnêtes et leur sexualité débridée, n'avaient pas de moralité. Depuis cette époque, le stéréotype du Gitan sans foi ni loi s'est enraciné. Il a atteint sa sinistre apogée sous le IIIe Reich.

 



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