
Abraham devant trois hommes
Gravure
16e siècle
Collection du Musée dauphinois
Il s'est appelé Abram. Le nom d'Abraham (« l'ami de Dieu ») est lié à l'appel de Dieu, qui incite Abraham à quitter la ville d'Ur, dans le sud de la Mésopotamie, et à partir vers le nord. Il gagne Harân, sur le cours supérieur de l'Euphrate, puis la Palestine, avec sa femme Sara et son neveu Loth (Gn 12). Stérile, Sara donne son esclave Agar comme concubine à Abraham. Ismaël naît de cette union. Or, après la visite de trois messagers mystérieux au chêne de Membré, Sara met au monde un garçon, Isaac, et chasse dans le désert Agar et Ismaël. Abraham a alors cent ans (Gn 18, 1-15).
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Voici les vignettes des objets et les textes intégraux de cette alcôve. Vous pouvez les imprimer.
Vers 1250 avant J.-C., Moïse souhaite le retour des Hébreux en Palestine et espère les fédérer en les attachant à un seul Dieu, dont le nom était nouveau et inconnu : YAHVÉ, troisième personne du verbe être ou exister, il est, il existe. Ce nom indique tout ce qu'on peut savoir sur Lui, soit sa seule existence. Le Dieu de Moïse échappe ainsi au polythéisme, qui régnait alors dans le Proche-Orient, mais aussi à l'anthropomorphisme, selon lequel on se représentait les dieux à l'image humaine.
La religion de Moïse n'est pas un commencement absolu, elle s'affirme comme la religion traditionnelle d'Abraham et s'organise autour d'une idée centrale : l'alliance de Dieu avec le peuple élu. Mais, pour la première fois, Dieu parle. Yahvé s'adresse directement au peuple hébreu, à qui il impose ses ordres et ses volontés, retranscrits dans les tables de la loi. Fondateur d'une religion basée sur une loi révélée, Moïse n'invente pas l'idée d'un Dieu unique, mais jette les bases de cette doctrine. C'est de là, après quelques siècles de réflexion, que le monothéisme est né.
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